Toujours la même rengaine, mais tu as tout bouleversé. Je ne sais pas si ce sont tes mots au Brooklyn Bridge ou encore ton regard si bleu à Central Park, peut être seulement tes gestes à Fairfield ou ta proximité troublante au dessus de l'Atlantique... Mais tout en toi me plait et m'a entièrement conquise. Seulement un mois, c'est vrai que la vitesse -aussi grisante soit elle- fait peur, mais au fond de moi, je sais que c'est loin d'être une passade. Tu es arrivé au moment où il ne fallait pas aurait-il semblé, c'est vrai, je n'étais ni heureuse ni épanouie et encore moins fatalement belle avec ce temps implaccable, rien en moi ne pouvait susciter l'envie à vrai dire. Je ne me détestais pas seulement moi, je détestais tous ceux qui auraient pu m'atteindre. New York aurait du être mon dernier voyage. Je n'avais plus envie de rien, plus la force de supporter quoi que ce soit... Et pourtant, toi, tu as eu un effet magnétique. J'ai eu envie de te connaître, envie de plus, et plus on parlait, plus on passait de temps, plus j'en voulais encore. Il n'y avait plus de notion d'ennui, ou de malaitre, il y avait toi. Toi et New York. Ma plus belle rencontre dans le plus beau des endroits au monde. Au retour, mon plus grand rêve disparaissait tout en laissant place à une autre vie. De là, j'ignorais complètement où j'allais, si c'était une bonne ou une mauvaise idée, ma nature fonceuse à été chamboulée. Pourquoi si vite, pourquoi si tôt et maintenant ? Ce n'était pas le bon moment... Et en fait si, c'était le moment parfait. Quand à l'avenir, j'y pense plus que jamais, tout en ne craignant que peu de choses futiles, tant que tu es là, je ne crain plus rien. Je t'aime. Mon toxique, ma volupté suprême.